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	<title>Théâtre(s) Politique(s) &#187; XIXe siècle</title>
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	<description>Revue en ligne gratuite et Groupe de recherche sur le(s) théâtre(s) politique(s)</description>
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		<title>Les Représentations de la Commune au travers de la caricature communarde (1871)</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 00:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Louis Robert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Cet article, issu d’une communication à l’Université de Caen, donne à voir et comprendre des représentations de la Commune, au sens le plus restreint de l’image, par la caricature, et je tenterai, en conclusion, de confronter le système de représentations dégagé avec les pratiques communardes, avec la Commune en action. Les caricatures étudiées ici ont [...]</p><p>Cet article <a href="https://theatrespolitiques.fr/2013/03/les-representations-de-la-commune-au-travers-de-la-caricature-communarde-1871/">Les Représentations de la Commune au travers de la caricature communarde (1871)</a> est apparu en premier sur <a href="https://theatrespolitiques.fr">Théâtre(s) Politique(s)</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cet article, issu d’une communication à l’Université de Caen, donne à voir et comprendre des représentations de la Commune, au sens le plus restreint de l’image, par la caricature, et je tenterai, en conclusion, de confronter le système de représentations dégagé avec les pratiques communardes, avec la Commune en action.<br /> Les caricatures étudiées ici ont quelques caractéristiques qu’il convient d’exposer. D’abord je ne me suis intéressé qu’aux caricatures produites pendant la Commune (du 18 mars au 21 mai, car il y a très peu de caricatures communardes pendant la Semaine sanglante). Quelques caricatures antérieures au 18 mars sont aussi analysées comme un rappel des événements antérieurs (l’Empire, le siège, la capitulation&#8230;). Bien entendu, il serait intéressant de voir si le système de représentations des caricatures de la période de la Commune se retrouve, se prolonge, ou comment il se modifie dans les représentations mémorielles de la Commune.<br /> Ensuite, nous ne nous préoccupons que des caricatures pro-communardes ; il existe aussi de très nombreuses caricatures anti-communardes ou versaillaises pendant la Commune, mais ce n’est pas notre objet ici.<br /> Il faut aussi rappeler qu’en un temps où la photographie est encore absente de la presse, il y a abondance de dessins d’actualité dans celle-ci. Ces dessins mériteraient aussi une étude. Mais dans cette période d’extrême tension politique qu’est la Commune, la caricature joue un rôle clé. Plus généralement, Bertrand Tillier, dans ses travaux, a bien montré déjà comment les progrès techniques et la progressive liberté de la presse avaient entraîné un essor, à compter de la fin du Second Empire, du genre. Il existe alors à Paris quatre-vingts à cent dessinateurs qui font parfois ou souvent des caricatures. Un très grand nombre a été favorable à la Commune, comme Gill, Pilotell… Ils publient dans deux types de support : soit des journaux dont le tirage est très important pendant la Commune et où des caricatures sont présentes comme <em>Le Fils du Père Duchêne</em>, <em>Le Grelot</em> (<em>Le Cri du peuple</em> de Vallès ne donne, lui, aucune caricature) ; soit dans des petites feuilles quotidiennes d’<em>Actualités</em> qui ne sont composées que de caricatures, vendues quelques sous et dont on ignore le tirage.<br /> Dans cette étude, je n’insisterai pas sur ce qu’on pourrait appeler le vocabulaire de l’image (par exemple, le riche bestiaire…).<br /> Enfin, le corpus est composé de cent cinquante dessins venant des grands fonds de caricatures (BHVP, Carnavalet, BNF, Heidelberg, Feltrinelli, Amis de la Commune de Paris…). Sans doute n’est-il pas exhaustif, mais très largement suffisant pour dégager les principaux traits.<br /> Pour la commodité de l’exposé, nous avons classé les caricatures en deux groupes. La caricature est volontiers critique et dénonciatrice. D’où l’importance du premier groupe qui définit une image de la Commune en creux en se définissant CONTRE. Le second groupe présente des caricatures positives, héroïsantes de la Commune qui se veulent d’abord mobilisatrices en ce temps de guerre civile. Il arrive aussi que la dénonciation des ennemis et la caricature favorable à la Commune se retrouvent sur une même image dans un face à face, comme celui très fréquent de Thiers face à la Marianne rouge.</p>
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		<title>Un Théâtre de façade subversif et engagé : désordre de l&#8217;Histoire et faux retour à l&#8217;ordre chez Georges Darien</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 00:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thanh-Vân Ton-That</dc:creator>
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		<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le drame de Darien intitulé <i>L’Ami de l’ordre</i> (1898) présente les métamorphoses de l’Histoire : le passage de la chose vue et de l’Histoire officielle à la scène, avec des procédés de concentration et de sélection symbolique, offrant une vision complexe et nuancée dans l'opposition entre les défenseurs et les détracteurs de la Commune.</p><p>Cet article <a href="https://theatrespolitiques.fr/2013/03/un-theatre-de-facade-subversif-et-engage-desordre-de-lhistoire-et-faux-retour-a-lordre-chez-georges-darien/">Un Théâtre de façade subversif et engagé : désordre de l&rsquo;Histoire et faux retour à l&rsquo;ordre chez Georges Darien</a> est apparu en premier sur <a href="https://theatrespolitiques.fr">Théâtre(s) Politique(s)</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://theatrespolitiques.fr/2012/09/18/un-theatre-de-facade-subversif-et-engage-desordre-de-lhistoire-et-faux-retour-a-lordre-chez-georges-darien/02-tvtt-ado/" rel="attachment wp-att-673"><img class="aligncenter size-medium wp-image-673" title="Page de présentation de la première publication" src="http://theatrespolitiques.fr/wp-content/uploads/2012/09/02-TVTT-AdO-196x300.jpg" alt="" width="196" height="300" /></a></p>
<p>Georges Darien (1862-1921), écrivain anarchiste connu, entre autres, pour ses romans <em>Bas les cœurs !</em> (1889) et <em>Le Voleur</em> (1897) récemment réédités, a été marqué par la Commune de Paris qui lui a inspiré une courte pièce de théâtre intitulée <em>L’Ami de l’ordre</em><span class="footnote"> Les pages des citations renverront à l’édition originale : Georges Darien, <em>L’Ami de l’ordre</em>, P.-V. Stock, Paris, 1898. Le choix de l’éditeur notoirement engagé dans l’affaire Dreyfus est à cet égard révélateur. Rééditions : Ravin Bleu, Paris, 1993 et dans l’anthologie de Johnny Ebstein &#8211; Philippe Ivernel &#8211; Monique Surel-Tupin &#8211; Sylvie Thomas, <em>Au temps de l’anarchie, un théâtre de combat, 1880-1914</em>, tome II, Séguier/Archimbaud, Paris, 2001.</span>, créée à Paris au Théâtre du Grand-Guignol le 4 octobre 1898. Lui qui, lors des événements, par son âge est plus proche de <em>L’Enfant</em> que de <em>L’Insurgé</em> de Vallès<span class="footnote"> Auquel il est probablement fait allusion : « Tenez, je lisais leurs journaux, quelquefois ; des ordures ! […] Ah ! Ils s&rsquo;en servent joliment, de l&rsquo;instruction qu&rsquo;on leur a donnée !&#8230; » (p. 18).</span>, ose écrire sur un sujet resté longtemps délicat, même après l’amnistie des communards proclamée en 1880. On sait qu’en 1876 Léon Cladel a été condamné ainsi que le journal <em>L’Événement</em> pour sa nouvelle « Trois fois maudite »<span class="footnote"> L. Cladel, « Trois fois maudite », <em>Petits Cahiers</em>, Monnier &amp; Cie, Paris, 1885. Évoque la destinée d’une femme de communard tombée dans la misère.</span> car dans ce concert de réprobations, rares sont ceux qui comme Jules Vallès ou Louise Michel osent prendre le parti des vaincus. Il est vrai qu’en 1898, les esprits sont plus occupés par l’affaire Dreyfus que hantés par les fantômes de 1871.<br /> Nous nous intéresserons aux métamorphoses des acteurs de l’Histoire devenus, dans la pièce, personnages emblématiques, puis aux choix esthétiques avant de montrer que ce drame en un acte dans la veine naturaliste du théâtre d’idées<span class="footnote">Illustré par Eugène Brieux, François de Curel, Émile Fabre qui offrent des visions sans concession de la société contemporaine.</span> révèle les prises de position audacieuses de l’auteur et surtout une vision plus nuancée dans l&rsquo;opposition entre les défenseurs et les détracteurs de la Commune, par rapport aux discours souvent anticommunards<span class="footnote"> Voir Paul Lidsky, <em>Les Écrivains contre la Commune</em> [1970], La Découverte, Paris, 2010. Sand et Zola se montrent de manière inattendue particulièrement virulents.</span> de l&rsquo;époque.</p>
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		<title>Scènes de la rue communarde &#8211; La Chanson au son du canon</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 00:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Édouard Galby-Marinetti</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Les sources expérimentales de la Commune renvoient à une crise de l’expression publique et à un ressaisissement langagier de la population promise à la démocratie depuis 1789. Par quelle invention de figure s’est exprimée cette séquence historique ? Quelles voix de la population désigne-t-elle ? Prompte, modulable, la chanson capture les compositions du monde. Sur fond de rue, elle enregistre ce dire des actes ordinaires et des faits d’exception. Elle transmet un double actualisme, celui de l’intime et de la singularisation, celui du général et de la mémoire collective. Ce nouveau dispositif ne correspond-il pas à une révolution des mœurs médiatiques et à un ressaisissement des ordres de la citoyenneté ?</p><p>Cet article <a href="https://theatrespolitiques.fr/2013/03/scenes-de-la-rue-communarde-la-chanson-au-son-du-canon/">Scènes de la rue communarde &#8211; La Chanson au son du canon</a> est apparu en premier sur <a href="https://theatrespolitiques.fr">Théâtre(s) Politique(s)</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Marquée par les contingences politiques et militaires, la Commune témoigne trompeusement d’un caractère à la fois éphémère et clivé, décrivant une brutale et illégitime mutation des normes dans l’organisation collective. La métamorphose du milieu parisien que l’on observe résulte en fait d’une forte perpétuation des conditions obsidionales de la guerre franco-prussienne, situation exceptionnelle et paradoxale qui s’est développée jusqu’au 29 janvier 1871 sur un double axe topographique : d’une part l’encerclement prussien provoque un raccourcissement du champ d’horizon et d’autre part la limitation des déplacements urbains favorise une proximité spatiale de l’ensemble de la population convertie à la République depuis la défaite de Sedan. Les événements du 18 mars 1871 et le second siège exacerbent ces réalités. Dans le même temps, la presse décomposée, réprimée, n’exerce plus la même fonction d’autorité sur l’information. L’accroissement de la petite presse et la fermeture programmée des grands quotidiens provoquent la démultiplication des relais et montrent en creux la faiblesse des modes d’expression traditionnels. Ce contexte de pénurie entraîne l’exigence de circuits renouvelés de la parole. À cet égard, par leur mobilité, les feuilles éphémères et plus encore le chant vont s’imposer comme médium informatif, au point que des chercheurs, un siècle après, lancent l’ingénue question de la confiance épistémologique. Objet étiologique fiable, la chanson ne serait-elle pas, peut-être, « le meilleur des repères » (Jeanne Gaillard<span class="footnote"><em>Le Mouvement social</em> (Paris), n°79, avril-juin 1972, p. 323</span>), « la forme adéquate d’une expérience historique » (Eugene Schulkind<span class="footnote"><em>Ibid.</em>, p. 325</span>) ? Face aux inhibitions de la guerre s’improviserait conséquemment un mode du dire direct fonctionnant comme le chant de la population. Ce nouveau dispositif affermi par la chanson ne semble-t-il pas exprimer une révolution des mœurs médiatiques et un ressaisissement des ordres de la citoyenneté ?</p>
<p>
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		<title>L’Insoutenable Théâtralité de la Commune</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 00:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Casiana Ionita</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue]]></category>
		<category><![CDATA[Alphonse Daudet]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Cet article analyse la relation entre la théâtralité et la politique dans le contexte du très court gouvernement communard. Dans un premier temps, nous étudierons la manière dont l’historien communard Prosper-Olivier Lissagaray dépeint la Commune en termes théâtraux pour souligner l’impact de la participation collective dans ce moment démocratique. Nous nous concentrerons ensuite sur des textes non-fictionnels écrits par des auteurs anti-communards tels Zola, Goncourt, Daudet et Du Camp et nous verrons comment ils redéfinissent la théâtralité pour minimiser l’impact politique de la Commune. Ces textes représentant des points de vue différents mais ayant recours à des tropes similaires montrent en quoi la théâtralité peut compliquer la description d’un événement politique en dévoilant toute une série d’ambiguïtés et de décalages.</p><p>Cet article <a href="https://theatrespolitiques.fr/2013/03/linsoutenable-theatralite-de-la-commune/">L’Insoutenable Théâtralité de la Commune</a> est apparu en premier sur <a href="https://theatrespolitiques.fr">Théâtre(s) Politique(s)</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pendant la Commune de Paris et dans les premières années après sa répression, les ennemis des communards les ont constamment décrits comme « sauvages » ou « dépravés »<span class="footnote">P. Lidsky, <em>Les Écrivains contre la Commune</em>, F. Maspero, Paris, 1970</span>. Dans leurs récits non-fictionnels portant sur la Commune, plusieurs auteurs importants du dix-neuvième siècle tels Émile Zola, Maxime Du Camp, Alphonse Daudet et Edmond de Goncourt ont recyclé ces insultes tout en soulevant un autre problème : la théâtralité des communards. Ces écrivains anti-communards ont ainsi contribué à une longue tradition antithéâtrale remontant à Platon. Dans <em>La République</em>, le philosophe condamne toute forme d’imitation, y compris le théâtre, à cause de ses effets néfastes sur un public qui risque de prendre la représentation pour la réalité<span class="footnote">J. A. Barish a étudié la longue histoire de ce préjugé dans son livre <em>The Antitheatrical Prejudice</em>, University of California Press, Berkeley, 1981</span>. Platon pousse ces arguments encore plus loin dans son dernier dialogue, <em>Les Lois</em>, où il accuse les poètes qui mélangent les genres d’instiguer le pire régime possible – la théâtrocratie :</p>
<blockquote>
<p>[Les compositeurs] inculquèrent au grand nombre la désobéissance aux règles dans le domaine des Muses, et l’audace de se croire des juges compétents. La conséquence fut que le public du théâtre qui jadis ne s’exprimait pas se mit à s’exprimer comme s’il s’entendait à discerner dans le domaine des Muses le beau du laid ; et à une aristocratie dans le domaine des Muses se substitua une « théâtrocratie » dépravée.<span class="footnote">Platon, <em>Les Lois</em>, traduit par L. Brisson et J.-F. Pradeau, volume I, Flammarion, Paris, 2006, 701a-b</span></p>
</blockquote>
<p>Le vrai problème soulevé par ce type de contestation au niveau politique est mis en relief par Platon un peu plus loin, lorsqu’il explique que le grand danger de la théâtrocratie vient du pouvoir avec lequel elle investit les spectateurs, sans tenir compte de leur place délimitée dans la société<span class="footnote"><em>Ibid.</em>, volume II, 800c-d</span>. En s’érigeant contre cette pratique contestataire mise en place par certains compositeurs et chœurs nomades, le philosophe s’efforce de préserver ce que Jacques Rancière a appelé « le partage du sensible », c’est-à-dire une définition stricte de ce qu’on peut faire, dire et sentir dans la société, en fonction de l’appartenance à un certain groupe<span class="footnote">J. Rancière, <em>Le Partage du sensible. Esthétique et politique</em>, Fabrique Diffusion les Belles Lettres, Paris, 2000</span>.<br /> Si, dans la longue durée, les raisons de l’anti-théâtralité reviennent toujours à celles élaborées par Platon, nous voulons analyser ici un moment historique précis, dans sa spécificité. Nous nous concentrerons sur le rapport entre l’ordre politique et la théâtralité, un rapport dont la complexité est très bien mise en relief par des moments de crise comme celui de mars-mai 1871.<br /> Il nous reste à clarifier la terminologie avant de commencer. Pourquoi parler de « théâtralité » plutôt que de « théâtre » ou encore d’un autre concept complexe, « la <em>performance</em> » ? D’une part, le théâtre serait trop spécifique pour notre but, surtout parce qu’il n’est pas le seul visé par ces écrivains qui ne parlent pas seulement de théâtre mais aussi de toute une série de spectacles, y compris les concerts et les clubs. D’autre part, la notion de <em>performance</em> risque de devenir trop générale tout en excluant l’institution du théâtre qui reste importante pour les auteurs que nous analyserons. Les <em>performance studies</em> américaines se sont constituées par opposition aux études théâtrales mais en connexion avec l’anthropologie, dans un effort de se concentrer sur les actions faites en dehors des murs du théâtre, surtout dans la vie quotidienne<span class="footnote">R. Schechner reste l’une des figures cruciales dans l’évolution de ce domaine, surtout parce qu’il a dirigé <em>TDR : The Drama Review</em>, le journal les plus important des performance studies, et aussi grâce à son travail avec l’anthropologue V. Turner. Voir <em>Between Theater &amp; Anthropology</em>, University of Pennsylvania Press, Philadelphia, 1985 et <em>Performance Theory</em>, Routledge, London / New York, 2003</span>. Au moment où les <em>performances studies</em> ont commencé à prendre plus d’essor, dans les années 1970 et 1980, quelques théoriciens ont essayé de redéfinir le concept de théâtralité par rapport à celui de <em>performance</em>, en acceptant l’idée que les deux notions sont, dans une certaine mesure, superposées, mais qu’il y a aussi des distinctions importantes<span class="footnote">Pour une histoire de ces différences, bâties quand même sur des similitudes, voir J. Reinelt, « The Politics of Discourse: Performativity Meets Theatricality », <em>SubStance</em>, vol. 31, no. 2&amp;3, 2002, p. 201-215</span>. Notamment, Josette Féral et Erika Fischer-Lichte ont analysé, chacune à sa manière, la tradition avant-gardiste européenne pour montrer que la théâtralité est définie surtout par la réaction des spectateurs<span class="footnote">J. Féral, « Performance and Theatricality : The Subject Demystified », <em>Mimesis, Masochism, and Mime : The Politics of Theatricality in Contemporary French Thought</em>, University of Michigan Press, Ann Arbor, 1997, p. 289-300 ; E. Fischer-Lichte, <em>The Semiotics of Theater</em>, traduit par Jeremy Gaines et Doris L. Jones, Indiana University Press, Bloomington, 1992, p. 129-143</span>.<br /> Nous analyserons ces problèmes dans les pages qui suivent mais, pour ces remarques introductives, il faut souligner que la vision qu’on a de la <em>performance</em> inclut d’habitude un certain optimisme, qui reconnaît au sujet qui agit tout le pouvoir de ses actions, tandis que la définition de la théâtralité est plus ambiguë. Elle laisse ouverte cette possibilité mise en avant par la <em>performance</em> mais aussi son envers : l’idée platonicienne de l’imposture de la part d’un sujet jouant un rôle qui ne correspond pas à sa position sociale. C’est précisément cette ambiguïté, analysée dans le contexte de la Commune, qui est le sujet de cet article.</p>
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