<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Théâtre(s) Politique(s) &#187; colloque international</title>
	<atom:link href="https://theatrespolitiques.fr/tag/colloque-international/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://theatrespolitiques.fr</link>
	<description>Revue en ligne gratuite et Groupe de recherche sur le(s) théâtre(s) politique(s)</description>
	<lastBuildDate>Fri, 22 Mar 2013 10:16:58 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.4.2</generator>
		<item>
		<title>Le Théâtre de la démocratie &#8211; Pratiques délibératives des Anciens, résonances modernes</title>
		<link>https://theatrespolitiques.fr/2012/02/le-theatre-de-la-democratie-pratiques-deliberatives-des-anciens-resonances-modernes/</link>
		<comments>https://theatrespolitiques.fr/2012/02/le-theatre-de-la-democratie-pratiques-deliberatives-des-anciens-resonances-modernes/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 24 Feb 2012 15:20:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatres-politiques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Appels]]></category>
		<category><![CDATA[colloque international]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatrespolitiques.fr/2012/02/24/le-theatre-de-la-democratie-pratiques-deliberatives-des-anciens-resonances-modernes/</guid>
		<description><![CDATA[<p><doc334&#124;left></p><p>Cet article <a href="https://theatrespolitiques.fr/2012/02/le-theatre-de-la-democratie-pratiques-deliberatives-des-anciens-resonances-modernes/">Le Théâtre de la démocratie &#8211; Pratiques délibératives des Anciens, résonances modernes</a> est apparu en premier sur <a href="https://theatrespolitiques.fr">Théâtre(s) Politique(s)</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l&rsquo;Ath&egrave;nes du V<sup>e</sup> si&egrave;cle avant notre &egrave;re, le th&eacute;&acirc;tre et la d&eacute;mocratie sont indissociables, car le th&eacute;&acirc;tre a pris forme sous la d&eacute;mocratie et qu&rsquo;il se nourrit de politique &ndash; c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pourquoi Platon les inscrit dans un m&ecirc;me geste critique, aussi lucide que radical. Mais on ne peut s&rsquo;en tenir &agrave; ce constat, et la r&eacute;flexion sur les rapports complexes entre la pratique de la politique et celle du th&eacute;&acirc;tre en d&eacute;mocratie n&eacute;cessite d&rsquo;&ecirc;tre prolong&eacute;e, aussi bien dans le temps (quels &eacute;chos la th&eacute;&acirc;tralit&eacute; de la d&eacute;mocratie ath&eacute;nienne a-t-elle eus &agrave; diff&eacute;rentes &eacute;poques ?), que dans l&rsquo;espace (le th&eacute;&acirc;tre est-il n&eacute;cessaire &agrave; toute d&eacute;mocratie, ou seulement au <br />
syst&egrave;me ath&eacute;nien ?).</p>
<p>
Le colloque s&rsquo;organisera autour de trois grands axes :</p>
<p>
1) <strong>D&eacute;mocratie et th&eacute;&acirc;tre dans l&rsquo;Ath&egrave;nes classique</strong>, o&ugrave; l&rsquo;on s&rsquo;interrogera sur les origines ath&eacute;niennes de la notion de sc&egrave;ne politique. En effet, le pr&eacute;jug&eacute; selon lequel la th&eacute;&acirc;tralit&eacute; est le signe d&rsquo;une d&eacute;gradation de la vie publique, r&eacute;duite ainsi &agrave; de la &laquo; politique-spectacle &raquo;, a encore de nos jours la force de l&rsquo;&eacute;vidence. Quelles conditions mat&eacute;rielles, sociales et id&eacute;ologiques ont contribu&eacute; &agrave; forger ce topos, th&eacute;oris&eacute; par Platon notamment ? &Agrave; en croire Thucydide et Aristote, Cl&eacute;on, dans les ann&eacute;es 420 avant notre &egrave;re, aurait &eacute;t&eacute; le premier orateur &agrave; vocif&eacute;rer et &agrave; se d&eacute;brailler &agrave; la tribune de l&rsquo;Assembl&eacute;e, bref, &agrave; choquer volontairement ses concitoyens r&eacute;unis pour d&eacute;lib&eacute;rer et &agrave; d&eacute;voyer ainsi leurs d&eacute;bats. Si la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dant la mort de P&eacute;ricl&egrave;s est g&eacute;n&eacute;ralement d&eacute;crite comme une p&eacute;riode de consensus &eacute;clair&eacute; par l&rsquo;intelligence d&rsquo;hommes politiques avis&eacute;s, en revanche, les trois derni&egrave;res d&eacute;cennies du V<sup>e</sup> si&egrave;cle sont disqualifi&eacute;es comme &eacute;tant &laquo; l&rsquo;&egrave;re des d&eacute;magogues &raquo;, qui se faisaient acteurs pour mieux s&eacute;duire un peuple sans discernement. Le d&egrave;mos serait-il brutalement devenu ce &laquo; peuple-spectateur &raquo; qu&rsquo;Aristophane met en sc&egrave;ne dans les Cavaliers ? Th&eacute;mistocle, &Eacute;phialte, P&eacute;ricl&egrave;s n&rsquo;avaient-ils pas besoin, eux aussi, de gesticuler, d&rsquo;utiliser un langage haut en couleur, de parler fort pour se faire entendre par les quelque six mille citoyens qui se pressaient sur la colline de la Pnyx ?&nbsp; La mise en repr&eacute;sentation du politique n&rsquo;&eacute;tait-elle pas pr&eacute;sente d&egrave;s les d&eacute;buts de la d&eacute;mocratie, parce que n&eacute;cessaire, dans les conditions o&ugrave; celle-ci s&rsquo;exer&ccedil;ait ? Faire du th&eacute;&acirc;tre &agrave; la tribune de la Pnyx, n&rsquo;&eacute;tait-ce pas un moyen pour le d&egrave;mos de partager le savoir, donc le pouvoir ? Certes, on sait qu&rsquo;Ath&egrave;nes a beaucoup chang&eacute; entre ces premiers temps et l&rsquo;&eacute;poque de Cl&eacute;on, puis celle de D&eacute;mosth&egrave;ne et Eschine. La guerre du P&eacute;loponn&egrave;se (431-404 avant J.-C.) et les deux coups d&rsquo;&Eacute;tat oligarchiques successifs (411 et 404/403 avant J.-C.) ont profond&eacute;ment boulevers&eacute; la cit&eacute;, sa composition sociale, ses structures &eacute;conomiques, id&eacute;ologiques et politiques. Y a-t-il une corr&eacute;lation entre cette &eacute;volution et celle des contenus et des techniques d&eacute;velopp&eacute;s par les professionnels du th&eacute;&acirc;tre ? Comment, dans ce contexte nouveau, la mise en repr&eacute;sentation du politique est-elle pens&eacute;e et v&eacute;cue ?&nbsp;</p>
<p>
2) <strong>La r&eacute;ception de la th&eacute;&acirc;tralit&eacute; d&eacute;mocratique, des Anciens aux Modernes</strong>. Dans quels contextes id&eacute;ologiques et politiques la r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la th&eacute;&acirc;tralit&eacute; de la d&eacute;mocratie ath&eacute;nienne a-t-elle &eacute;t&eacute; &eacute;voqu&eacute;e pendant et apr&egrave;s l&rsquo;Antiquit&eacute; ?&nbsp; R&eacute;v&eacute;lateur de la nature profonde du r&eacute;gime ath&eacute;nien pour Thucydide et Platon, le th&eacute;&acirc;tre a continu&eacute; &agrave; servir d&rsquo;argument anti-d&eacute;mocratique dans l&rsquo;historiographie qui pourfend la &laquo; d&eacute;magogie &raquo; comme l&rsquo;un des p&eacute;ch&eacute;s capitaux de la souverainet&eacute; populaire, tout en trouvant une place l&eacute;gitime et valoris&eacute;e parmi les techniques rh&eacute;toriques. &Agrave; Rome, par exemple, &agrave; l&rsquo;heure de la R&eacute;publique, Cic&eacute;ron, comme Quintilien sous l&rsquo;Empire, recommandent &agrave; l&rsquo;orateur de se faire acteur, m&ecirc;me si l&rsquo;auteur de l&rsquo;Institution oratoire rappelle que l&rsquo;orateur ne doit pas confondre la sc&egrave;ne et la tribune, soulignant notamment qu&rsquo;il ne faut pas, &laquo; en visant l&rsquo;&eacute;l&eacute;gance de l&rsquo;acteur, perdre l&rsquo;autorit&eacute; de l&rsquo;homme de bien et de poids &raquo; (XI, 3, 181). Comment le jugement port&eacute; sur cette th&eacute;&acirc;tralit&eacute; a-t-il vari&eacute; selon l&rsquo;intention des savants et des politiciens, selon les &eacute;poques et les lieux ? L&rsquo;argument antid&eacute;mocratique de la th&eacute;&acirc;tralit&eacute; des assembl&eacute;es a-t-il &eacute;t&eacute; repris, adapt&eacute;, r&eacute;fut&eacute; ? Comment a-ton relu Platon sur cette question ? Lorsque, dans la pratique politique post&eacute;rieure, la d&eacute;mocratie ath&eacute;nienne devient un mod&egrave;le &agrave; imiter ou &agrave; &eacute;viter, qu&rsquo;advient-t-il de la th&eacute;&acirc;tralit&eacute; ? Est-elle reprise &eacute;galement, consciemment ou inconsciemment ?</p>
<p>
3) Enfin, en quittant Ath&egrave;nes, il convient de se demander <strong>si&nbsp; la tension entre th&eacute;&acirc;tre et participation dialogique du peuple, qui constitue le fondement du&nbsp; topos&nbsp; de la &laquo; politique-spectacle &raquo;, se retrouve en d&rsquo;autres temps et d&rsquo;autres lieux</strong>. Il s&rsquo;agira ici de faire dialoguer des anthropologues, des historiens, des sociologues et des politistes sur des formes de d&eacute;mocratie construites sans r&eacute;f&eacute;rence directe au mod&egrave;le ath&eacute;nien ou en rupture avec ce mod&egrave;le, qu&rsquo;elles soient anciennes ou modernes, occidentales ou non. On se demandera notamment si le spectacle politique produit fatalement de la politique-spectacle et s&rsquo;il s&rsquo;oppose par nature au d&eacute;bat citoyen. Dans cette perspective, il s&rsquo;agira en particulier d&rsquo;interroger la place attribu&eacute;e au spectaculaire dans les diff&eacute;rents lieux de participation politique. Un des questionnements que ce colloque voudrait&nbsp; contribuer &agrave; explorer est celui de l&rsquo;existence d&rsquo;une tension entre le spectacle comme mode de participation et l&rsquo;av&egrave;nement contemporain d&rsquo;un &laquo; imp&eacute;ratif d&eacute;lib&eacute;ratif &raquo;, selon la formule de Lo&iuml;c Blondiaux et Yves Sintomer &ndash; on renvoie ici aux discours politiques ou savants se d&eacute;veloppant aujourd&rsquo;hui sur les vertus de la d&eacute;mocratie d&eacute;lib&eacute;rative, et &agrave; l&rsquo;institutionnalisation de divers dispositifs dont l&rsquo;ambition est d&rsquo;accro&icirc;tre la participation des citoyens par la discussion collective d&rsquo;enjeux publics. </p>
<p>Les propositions de communications sont &agrave; adresser avant le 12 f&eacute;vrier 2012 &agrave; No&eacute;mie Villac&egrave;que.</p>
<p>Cet article <a href="https://theatrespolitiques.fr/2012/02/le-theatre-de-la-democratie-pratiques-deliberatives-des-anciens-resonances-modernes/">Le Théâtre de la démocratie &#8211; Pratiques délibératives des Anciens, résonances modernes</a> est apparu en premier sur <a href="https://theatrespolitiques.fr">Théâtre(s) Politique(s)</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://theatrespolitiques.fr/2012/02/le-theatre-de-la-democratie-pratiques-deliberatives-des-anciens-resonances-modernes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Contre-cultures à Berlin de 1960 à nos jours : Pratiques alternatives dans les arts</title>
		<link>https://theatrespolitiques.fr/2012/01/contre-cultures-a-berlin-de-1960-a-nos-jours-pratiques-alternatives-dans-les-arts/</link>
		<comments>https://theatrespolitiques.fr/2012/01/contre-cultures-a-berlin-de-1960-a-nos-jours-pratiques-alternatives-dans-les-arts/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 08:32:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatres-politiques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[colloque international]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatrespolitiques.fr/2012/01/08/contre-cultures-a-berlin-de-1960-a-nos-jours-pratiques-alternatives-dans-les-arts/</guid>
		<description><![CDATA[<p>Colloque du Centre de Recherche et d’Études Germaniques
Avec le soutien du Conseil scientifique (CPRS), de l’IRPALL, de l’UFR Langues, Lettres et Civilisations Étrangères, du Département de Langues étrangères et de la Section d’allemand de l’Université de Toulouse 2-Le Mirail, de la Ville de Toulouse, du Conseil Régional, du Goethe-Institut de Toulouse, Leben in Midi-Pyrénées et de l’AFAEA.



</p><p>Cet article <a href="https://theatrespolitiques.fr/2012/01/contre-cultures-a-berlin-de-1960-a-nos-jours-pratiques-alternatives-dans-les-arts/">Contre-cultures à Berlin de 1960 à nos jours : Pratiques alternatives dans les arts</a> est apparu en premier sur <a href="https://theatrespolitiques.fr">Théâtre(s) Politique(s)</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Symbole de la division de l&rsquo;Allemagne puis laboratoire de la r&eacute;unification dans les ann&eacute;es 1990, d&eacute;sormais ville ouverte sur le monde (Weltstadt), la capitale allemande ne cesse de fasciner les milieux artistiques, avec son paysage marqu&eacute; par les fractures historiques et sa pratique proprement berlinoise depuis la seconde moiti&eacute; du XIXe si&egrave;cle d&rsquo;une &laquo; culture de la contre-culture &raquo; adoss&eacute;e &agrave; de forts mouvements de contestation et des esth&eacute;tiques en rupture, urbaines, riches et prot&eacute;iformes. R&eacute;unissant des sp&eacute;cialistes de l&rsquo;Allemagne et des sciences th&eacute;&acirc;trales, universitaires, dramaturges et traducteurs, fran&ccedil;ais et &eacute;trangers, le pr&eacute;sent colloque propose d&rsquo;explorer les strat&eacute;gies d&rsquo;affirmation, les dynamiques spatiales et les temporalit&eacute;s des contre-cultures de part et d&rsquo;autre du Mur, avant et apr&egrave;s sa chute.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">D&egrave;s les ann&eacute;es 1960, l&rsquo;enclave de Berlin-Ouest est non seulement un lieu propice &agrave; la cr&eacute;ativit&eacute;, favorisant l&rsquo;&eacute;mergence de mouvements d&rsquo;avant-gardes, de sc&egrave;nes alternatives et de cultures underground &ndash; entre contre-culture et subculture &ndash; mais aussi un espace privil&eacute;gi&eacute; d&rsquo;expression pour un th&eacute;&acirc;tre et un cin&eacute;ma politiques protestataires nourris des textes et des actions de l&rsquo;Opposition extra-parlementaire (APO): les happenings &eacute;tudiants et le th&eacute;&acirc;tre de rue g&eacute;n&egrave;rent une contre-culture th&eacute;&acirc;trale ex-territorialis&eacute;e renouant avec la performativit&eacute; d&rsquo;une certaine agitprop weimarienne, tandis qu&rsquo;avec la Schaub&uuml;hne de Peter Stein, l&rsquo;institution s&rsquo;ouvre &agrave; des groupes sociaux habituellement absents des enceintes du th&eacute;&acirc;tre dominant, pour retrouver certaines conceptions radicales des collectifs socialistes voire r&eacute;volutionnaires des ann&eacute;es 1930. &Agrave; ce m&ecirc;me tournant des ann&eacute;es 1960-1970, le cin&eacute;ma engag&eacute; de Berlin-Ouest s&rsquo;inspire de th&eacute;ories et de pratiques politiques et esth&eacute;tiques souvent issues du brechtisme pour promouvoir un nouveau cin&eacute;ma r&eacute;aliste sur la vie et les luttes des ouvriers et des ch&ocirc;meurs, allemands ou immigr&eacute;s. Dans un registre diff&eacute;rent, entre intervention esth&eacute;tique et politique, des plasticiens sporadiquement berlinois comme Wolf Vostell entament dans leurs installations et &laquo; environments &raquo; un travail critique sur la soci&eacute;t&eacute; de consommation et ses embl&egrave;mes en s&rsquo;attaquant directement &agrave; la perception quotidienne de l&rsquo;environnement urbain.<br />
&Agrave; Berlin-Est, dans un syst&egrave;me politico-&eacute;conomique non soumis &agrave; la &laquo; culture de masse &raquo; capitaliste mais inf&eacute;od&eacute; aux appareils id&eacute;ologiques d&rsquo;&Eacute;tat du &laquo; socialisme r&eacute;ellement existant &raquo;, c&rsquo;est d&rsquo;abord autour de personnages embl&eacute;matiques d&rsquo;une certaine r&eacute;sistance interne au socialisme que naissent et se structurent les formes multiples de la dissidence culturelle : Wolf Biermann en est la figure la plus visible et la plus ouvertement politique, mais un Heiner M&uuml;ller (tr&egrave;s m&eacute;diatis&eacute; &agrave; l&rsquo;Ouest), un Frank Castorf ou un Benno Besson &oelig;uvrent aussi &agrave; battre en br&egrave;che l&rsquo;esth&eacute;tique de la culture th&eacute;&acirc;trale dominante autant que le syst&egrave;me qui la porte. Par ailleurs, les circulations entre Est et Ouest dessinent une g&eacute;ographie culturelle caract&eacute;ris&eacute;e par de nombreux tournants et transferts non seulement culturels mais aussi contre-culturels et parfois aussi par le passage du contre-culturel &agrave; la culture institutionnalis&eacute;e comme le manifesteront certains repositionnements apr&egrave;s la r&eacute;unification. Le th&eacute;&acirc;tre fa&ccedil;on Castorf mais aussi d&rsquo;autres formes de travail th&eacute;&acirc;tral, plus ancr&eacute;es dans l&rsquo;apr&egrave;s-tournant de la r&eacute;unification comme chez Thomas Ostermeier, Ren&eacute; Pollesch ou le trop t&ocirc;t disparu Christoph Schlingensief, sont le signe le plus visible de nouvelles pratiques contre-culturelles qui &agrave; la fois prolongent et relisent celles des d&eacute;cennies post-68.<br />
Les questionnements et re-questionnements sont nombreux et se focaliseront sur des probl&eacute;matiques en mouvement : entre culture et contre-cultures, quel est le positionnement du secteur socioculturel dans le Berlin de l&rsquo;apr&egrave;s-unification ? Vue &agrave; travers le prisme des arts, la r&eacute;unification dont le nom &agrave; lui seul programme l&rsquo;exact contraire, peut-elle relever d&rsquo;un type d&rsquo;&eacute;v&eacute;nement-fracture comparable au mouvement contestataire de 1968 ? La contre-culture est-elle oblig&eacute;e, pour &ecirc;tre reconnue comme telle et &eacute;chapper &agrave; la r&eacute;cup&eacute;ration par la culture dominante, d&rsquo;&ecirc;tre dans le renouvellement ou le clivage permanents ? Si le concept de &laquo; renversement &raquo; para&icirc;t en g&eacute;n&eacute;ral op&eacute;ratoire pour d&eacute;crire la contre-culture, comment expliquer, le Mur une fois tomb&eacute;, le paradoxe de la contre-culture RDA qui semble camper sur son h&eacute;ritage patrimonial, forme d&rsquo;&laquo; ostalgie &raquo; peut-&ecirc;tre mais surtout, &agrave; l&rsquo;exemple de Castorf, un contre-mouvement &agrave; la logique d&rsquo;effacement des traces de l&rsquo;existence d&rsquo;un &Eacute;tat et de sa culture que certains (G&uuml;nther Grass, Christa Wolf) ont pu dire &laquo; annex&eacute;s &raquo; ? &Agrave; une &eacute;poque o&ugrave; les affrontements sociaux et politiques frontaux, dont les contre-cultures tiraient traditionnellement leur substance, semblent s&rsquo;effacer ou changer de figurations, le concept d&rsquo;&laquo; infrapolitique &raquo; de l&rsquo;anthropologue James C. Scott, ext&eacute;rieur au mode antagoniste des rapports entre culture dominante et contre-culture, est-il pertinent pour qualifier les formes contre-culturelles des ann&eacute;es 1990-2000 (Grips-Theater, Rimini-Protokoll)? Quelles &eacute;critures et quelles architectures d&eacute;veloppent les pratiques artistiques contre-culturelles entre espace public et espaces exp&eacute;rimentaux, dans les souterrains de l&rsquo;espace culturel et social ?</p>
<p>Contacts : Hilda Inderwildi / Catherine Mazellier<br />
hilda.inderwildi@live.fr, catherine.mazellier@orange.fr</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">
<strong>PROGRAMME</strong></p>
<p style="text-align: left;">Mercredi 1er f&eacute;vrier : conf&eacute;rence inaugurale, salle du S&eacute;n&eacute;chal, 18h30<br />
<strong>Pierre Cleitman (B&acirc;le) : Confessions d&rsquo;un enfant du demi-si&egrave;cle, conf&eacute;rence extravagante in&eacute;dite</strong><br />
R&eacute;servation obligatoire : cprs@univ-tlse2.fr, 05 61 50 47 86&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">
Jeudi 2 f&eacute;vrier : UTM, Maison de la Recherche, D 29<br />
<strong>Les contre-cultures face aux institutions &agrave; Berlin de 1960 &agrave; nos jours</strong></p>
<p style="text-align: left;">9h Accueil des participants : Marie-Christine Jaillet (Vice-Pr&eacute;sidente du Conseil Scientifique, Toulouse)<br />
Pr&eacute;sidente de s&eacute;ance : Fran&ccedil;oise Knopper (Toulouse)</p>
<p style="text-align: left;">9h30 Boris Gr&eacute;sillon (Aix-en-Provence) : G&eacute;ographie contre-culturelle de Berlin dans les ann&eacute;es 1990</p>
<p style="text-align: left;">10h Marielle Silhouette (Paris) : Politiques culturelles et espaces de la contre-culture &agrave; Berlin autour de 1968</p>
<p style="text-align: left;">10h30 Discussion et pause<br />
Pr&eacute;sidente de s&eacute;ance : Brigitte Marschall (Vienne/Wien)</p>
<p style="text-align: left;">11h10 J&uuml;rgen Hofmann (Berlin) : Preussisch, protestantisch, plebejisch. Berlins Entwicklung zu einer Metropole kritischer Gegenkultur / Prussienne, protestante, pl&eacute;b&eacute;ienne. La transformation de Berlin en une m&eacute;tropole de la contre-culture critique</p>
<p style="text-align: left;">12h10 Discussion</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Une contre-culture de l&rsquo;intervention socio-politique : cin&eacute;ma, cabaret et chansonniers</strong><br />
Pr&eacute;sident de s&eacute;ance : Maurice Taszman (Berlin)</p>
<p style="text-align: left;">14h Andr&eacute; Combes (Toulouse) : Une nouvelle cin&eacute;matographie de la contre-culture ouvri&egrave;re : le Berliner Arbeiterfilm des ann&eacute;es 1970</p>
<p style="text-align: left;">14h30 J&eacute;r&eacute;my Hamers (Li&egrave;ge/L&uuml;ttich) : &laquo; &hellip;dass wir ihn nicht mehr sehen w&uuml;rden. &raquo;: absence et repr&eacute;sentation d&rsquo;un combattant arm&eacute; (Farocki, Conradt, Sami)</p>
<p style="text-align: left;">15h Discussion et pause<br />
Pr&eacute;sidente de s&eacute;ance : Charlotte Bomy (Montpellier)</p>
<p style="text-align: left;">15h40 Philippe Marty (Montpellier) : &laquo; Wolf Biermann contre &raquo;</p>
<p style="text-align: left;">16h10 Andreas H&auml;cker (Strasbourg) : La contestation et la transformation &agrave; l&rsquo;affiche : le &laquo; cabaret des luttes &raquo; Die 3 Tornados</p>
<p style="text-align: left;">16h40 Discussion</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>
Vendredi 3 f&eacute;vrier : UTM, Maison de la Recherche, D 29<br />
<strong>Provocations entre division et r&eacute;unification</strong><br />
Pr&eacute;sident de s&eacute;ance : Andr&eacute; Combes (Toulouse)</p>
<p>9h30 Sylvie Arlaud (Lyon) : Frank Castorf : de Kean &agrave; Hamletmaschine, ou de la difficult&eacute; postmoderne de dissocier culture et contre-culture</p>
<p>10h Catherine Mazellier (Toulouse) : Peter Stein &agrave; la Schaub&uuml;hne, un engagement contre-culturel ?</p>
<p>10h30 Discussion et pause<br />
Pr&eacute;sident de s&eacute;ance : Friedemann Kreuder (Mayence/Mainz)</p>
<p>11h10 Valentina di Rosa (Naples/Napoli) : &Auml;sthetik der Provokation. Heiner M&uuml;llers (Selbst)inszenierungen um 1989 / Une esth&eacute;tique de la provocation. Les (auto)mises en sc&egrave;nes de Heiner M&uuml;ller autour 1989</p>
<p>11h40 Brigitte Marschall (Vienne/Wien) : Berlin-Fieber &ndash; explosiv! Wolf Vostells Widerstand gegen Krieg und Gewalt / Wolf Vostell : r&eacute;sister &agrave; la guerre et &agrave; la violence</p>
<p>12h10 Discussion</p>
<p><strong>Le Sonderweg berlinois entre &laquo; in &raquo; et &laquo; off &raquo;</strong><br />
Pr&eacute;sidente de s&eacute;ance : Catherine Mazellier (Toulouse)</p>
<p>14h Florence Baillet (Paris) : Ce que devient le geste critique : l&rsquo;exemple du th&eacute;&acirc;tre berlinois du Grips</p>
<p>14h30 Emmanuel B&eacute;hague (Strasbourg) : &Eacute;ducation politique et subversion de l&rsquo;espace public chez Christoph Schlingensief</p>
<p>15h Discussion et pause</p>
<p>15h40 Happening par la Cie de La Vieille Dame (Toulouse) et Maurice Taszman (Berlin), pr&eacute;sentation : Hilda Inderwildi (Toulouse)</p>
<p>20h Spectacle Othello au TNT</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>
Samedi 4 f&eacute;vrier : UTM, Maison de la Recherche, D 29<br />
<strong>Nouvelles formes berlinoises de contre-culture th&eacute;&acirc;trale</strong><br />
Pr&eacute;sidente de s&eacute;ance : Marielle Silhouette (Paris)</p>
<p>9h30 Emilie Chehilita (Paris) : Les cr&eacute;ations de Ren&eacute; Pollesch &agrave; la Volksb&uuml;hne</p>
<p>10h Sarah Maisonneuve (Bordeaux) : L&rsquo;utilisation infrapolitique du documentaire dans le th&eacute;&acirc;tre de Rimini Protokoll</p>
<p>10h30 Elisa Goudin-Steinmann (Paris) : Entre culture et contre-culture ? Le positionnement du secteur socioculturel dans le Berlin de l&rsquo;apr&egrave;s-unification</p>
<p>11 h Discussion et pause</p>
<p>Pr&eacute;sident de s&eacute;ance : Andreas H&auml;cker (Strasbourg)<br />
11h30 Manuel Durand-Barthez (Paris), James Lyons (Francfort/Main) : Ortrud Beginnen, figure d&rsquo;un th&eacute;&acirc;tre contre-culturel, Hurrah Germania ! &ndash; Die gnadenlose Komik von Ortrud Beginnen</p>
<p>12h15 Synth&egrave;se et cl&ocirc;ture du colloque</p>
<p>Th&eacute;&acirc;tre National de Toulouse, grande salle, 14h30<br />
Rencontre avec Thomas Ostermeier (Schaub&uuml;hne Berlin), anim&eacute;e par Jitka Pelechov&aacute; (Paris)</p>
<p>- Salle du S&eacute;n&eacute;chal, 17 rue de R&eacute;musat, m&eacute;tro : Jean Jaur&egrave;s (lignes A et B), Capitole (ligne A)<br />
- Maison de la Recherche, Universit&eacute; de Toulouse-Le Mirail, 5 all&eacute;es Antonio Machado, m&eacute;tro Universit&eacute; (ligne A, direction Basso Cambo)<br />
- Brasserie des Arcades, 14 place du Capitole<br />
- TNT (Th&eacute;&acirc;tre national de Toulouse), 1 rue Pierre Baudis</p>
<p>Coordination scientifique<br />
Hilda Inderwildi / Catherine Mazellier<br />
(CREG, Universit&eacute; de Toulouse 2-Le Mirail)<br />
Andr&eacute; Combes (CREG, Universit&eacute; de Toulouse 2-Le Mirail) <br />
Charlotte Bomy (CREG, Universit&eacute; Paul Val&eacute;ry &ndash; Montpellier 3)<br />
Le CREG<br />
Centre de Recherche et d&rsquo;&Eacute;tudes Germaniques<br />
http://creg.univ-tlse2.fr<br />
R&eacute;servation obligatoire, contact : cprs@univ-tlse2.fr</p>
<p>Cet article <a href="https://theatrespolitiques.fr/2012/01/contre-cultures-a-berlin-de-1960-a-nos-jours-pratiques-alternatives-dans-les-arts/">Contre-cultures à Berlin de 1960 à nos jours : Pratiques alternatives dans les arts</a> est apparu en premier sur <a href="https://theatrespolitiques.fr">Théâtre(s) Politique(s)</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://theatrespolitiques.fr/2012/01/contre-cultures-a-berlin-de-1960-a-nos-jours-pratiques-alternatives-dans-les-arts/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Penser le spectateur</title>
		<link>https://theatrespolitiques.fr/2011/07/penser-le-spectateur/</link>
		<comments>https://theatrespolitiques.fr/2011/07/penser-le-spectateur/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Jul 2011 21:12:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatres-politiques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Appels]]></category>
		<category><![CDATA[colloque international]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatrespolitiques.fr/2011/07/01/penser-le-spectateur/</guid>
		<description><![CDATA[<p>Responsables :

Olivier Neveux (MCF Arts du spectacle, Uds)
Armelle Talbot (MCF Arts du spectacle, Uds)</p><p>Cet article <a href="https://theatrespolitiques.fr/2011/07/penser-le-spectateur/">Penser le spectateur</a> est apparu en premier sur <a href="https://theatrespolitiques.fr">Théâtre(s) Politique(s)</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="Apple-style-span" style="border-collapse: separate; color: rgb(0, 0, 0); font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px;"></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 0px 6pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Deux &eacute;cueils principaux cernent le projet de &quot;penser le spectateur&quot; : d&rsquo;une part, le postulat d&rsquo;une pratique toujours singuli&egrave;re qui d&eacute;courage d&rsquo;embl&eacute;e toute analyse (&quot;&agrave; chaque spectateur son spectacle&quot;, &quot;les voies de la r&eacute;ception sont imp&eacute;n&eacute;trables&quot;)&nbsp;; d&rsquo;autre part, l&rsquo;&eacute;laboration d&rsquo;un Hyperspectateur indiff&eacute;rent &agrave; la multiplicit&eacute; des facteurs qui d&eacute;terminent ses interpr&eacute;tations et ses affects, ses &eacute;laborations et ses errances (un spectateur r&eacute;duit &agrave; la figure hypostasi&eacute;e d&rsquo;un pur destinataire, surface de projection conceptuelle model&eacute;e &ndash; et modelable &ndash; selon sa volont&eacute; et son d&eacute;sir).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 0px 6pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">En interrogeant quelques-unes des pr&eacute;suppositions qui irriguent les d&eacute;bats sur l&rsquo;art et ses pouvoirs, les r&eacute;flexions r&eacute;unies par Jacques Ranci&egrave;re dans&nbsp;<i>Le Spectateur &eacute;mancip&eacute;</i>&nbsp;fournissent des outils pour nous pr&eacute;munir contre le second de ces &eacute;cueils. Qu&rsquo;y soient consid&eacute;r&eacute;es la tradition de d&eacute;fiance exprim&eacute;e depuis Platon vis-&agrave;-vis du th&eacute;&acirc;tre ou les entreprises plus r&eacute;centes pour en promouvoir la mission critique, c&rsquo;est toute approche causaliste du champ esth&eacute;tique qui se trouve ici contest&eacute;e, soit la distribution in&eacute;galitaire des r&ocirc;les qu&rsquo;elle requiert pour faire valoir les effets &ndash; nocifs ou lib&eacute;rateurs &ndash; de l&rsquo;art sur le spectateur et la ligne droite, descendante, unique, qu&rsquo;elle trace entre l&rsquo;un et l&rsquo;autre.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 0px 6pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">S&rsquo;il faut prendre acte des r&eacute;sistances que les pratiques spectatrices opposent de fait au calcul des intentions, s&rsquo;il convient tout autant de veiller &agrave; ce que ces r&eacute;sistances nous disent des processus complexes d&rsquo;appropriation que masque le terme de r&eacute;ception, le postulat offensif d&rsquo;un &quot;spectateur &eacute;mancip&eacute;&quot; ouvre toutefois sur un champ vertigineux de questionnements qui n&rsquo;est pas sans nous rapprocher du premier &eacute;cueil mentionn&eacute;&nbsp;: que peut encore la pens&eacute;e, celle de l&rsquo;artiste comme celle du commentateur, une fois reconnue, l&eacute;gitimement, &agrave; chaque spectateur la capacit&eacute; de construire sa propre trajectoire &agrave; partir d&rsquo;une &oelig;uvre donn&eacute;e&nbsp;? que pouvons-nous encore penser du th&eacute;&acirc;tre et de ses pouvoirs, d&egrave;s lors que l&rsquo;on accepte que l&rsquo;essentiel de l&rsquo;activit&eacute; spectatrice se d&eacute;ploie ind&eacute;pendamment de la repr&eacute;sentation, au gr&eacute; des associations de chacun&nbsp;?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 0px 6pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Nourri par ces questionnements, ce colloque se focalisera sur les sc&egrave;nes du XX<sup>e</sup>&nbsp;et du XXI<sup>e</sup>&nbsp;si&egrave;cles pour examiner la place et la fonction qu&rsquo;y occupe le spectateur,<b>&nbsp;</b>la fa&ccedil;on dont s&rsquo;y renouvellent leurs modes de conceptualisation et d&rsquo;exp&eacute;rimentation. Les enjeux politiques d&rsquo;un tel renouvellement constitueront ici notre fil directeur&nbsp;: mettant &agrave; distance le paradigme d&rsquo;un th&eacute;&acirc;tre &oelig;uvrant &agrave; la prise de conscience du spectateur, &agrave; son &quot;devenir actif&quot;, l&rsquo;ouvrage de Ranci&egrave;re&nbsp;</span><span style="font-family: Arial;">d&eacute;lie les effets politiques de la repr&eacute;sentation de toute politique de l&rsquo;effet, de tout volontarisme de la production, et exerce une force d&rsquo;interpellation &agrave; la fois stimulante et exigeante pour qui veut interroger les rapports entre art et &eacute;mancipation.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 0px 6pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Dans ce cadre, trois axes pourront organiser les interventions&nbsp;: tout d&rsquo;abord, il s&rsquo;agira de revenir sur&nbsp;<i>Le Spectateur &eacute;mancip&eacute;&nbsp;</i>pour en revisiter les articulations et les inscrire dans le champ sp&eacute;cifique des &eacute;tudes et des pratiques th&eacute;&acirc;trales&nbsp;; nous proposons ensuite d&rsquo;&eacute;largir l&rsquo;analyse aux r&eacute;flexions, historiques ou imm&eacute;diatement contemporaines, suscit&eacute;es par la figure du spectateur dans les discours des artistes comme des th&eacute;oriciens&nbsp;; enfin, nous nous attarderons sur la particularit&eacute; de certaines cr&eacute;ations, qu&rsquo;elles soient jug&eacute;es anomales ou paradigmatiques, pour consid&eacute;rer tour &agrave; tour le spectateur qu&rsquo;elles anticipent, celui qu&rsquo;elles accueillent, celui qu&rsquo;elles produisent ou qui se produit &agrave; travers elles. Par ces diff&eacute;rentes entr&eacute;es attentives &agrave; la complexit&eacute; des d&eacute;bats et aux tensions probl&eacute;matiques qui r&eacute;sultent de leur confrontation avec les r&eacute;alisations effectives, l&rsquo;enjeu est aussi d&rsquo;ordre &eacute;pist&eacute;mologique et consistera &agrave; interroger nos propres &quot;pratiques th&eacute;oriques&quot; et les conditions sous lesquelles il nous est possible, aujourd&rsquo;hui, de penser le spectateur.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 0px 6pt; text-align: justify;"><b><span style="font-family: Arial;">Comit&eacute; scientifique&nbsp;:</span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 0px 6pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Christian Biet (PR Etudes th&eacute;&acirc;trales, Paris Ouest Nanterre La D&eacute;fense &ndash; IUF), Jean-Marc Lachaud (PR Arts du spectacle, Uds), Mireille Losco (PR Arts du spectacle, Lyon II), Sophie Lucet (PR Etudes th&eacute;&acirc;trales, Rennes 2), Jacob Rogozinski (PR, Philosophie, Uds)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 0px 6pt; text-align: justify;"><em><span style="font-family: Arial; font-style: normal;">Le&iuml;la Adham (MCF Arts du spectacle, Poitiers),&nbsp;</span></em><span style="font-family: Arial;">Olivier Neveux (MCF Arts du spectacle, Uds), Guillaume Sibertin-Blanc (MCF Philosophie, Toulouse-Le Mirail), Armelle Talbot (MCF Arts du spectacle, Uds), Christophe Triau (MCF Etudes th&eacute;&acirc;trales, Paris VII-Denis Diderot)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 0px 6pt; text-align: justify;"><b><span style="font-family: Arial;">Les propositions de communication (d&rsquo;environ 300 mots), accompagn&eacute;es d&rsquo;une courte notice biographique, sont &agrave; envoyer d&rsquo;ici le 30 juin 2011 aux adresses suivantes : Olivier Neveux et Armelle Talbot<br />
</span></b></p>
<p><span class="emailProtect">oneveux AT unistra POINT fr</span><br />
<span class="emailProtect">talbot AT unistra POINT fr</span> </span></span></p>
<p>Cet article <a href="https://theatrespolitiques.fr/2011/07/penser-le-spectateur/">Penser le spectateur</a> est apparu en premier sur <a href="https://theatrespolitiques.fr">Théâtre(s) Politique(s)</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://theatrespolitiques.fr/2011/07/penser-le-spectateur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
