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	<title>Théâtre(s) Politique(s) &#187; spectacle</title>
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	<description>Revue en ligne gratuite et Groupe de recherche sur le(s) théâtre(s) politique(s)</description>
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		<title>La Commune de Paris par la compagnie Même si (2007)</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 00:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marjorie Gaudemer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>La compagnie Même si a monté, en 2007, son premier spectacle, Morte ou vive ?&#8230; Vive la Commune !, sous-titré « grande fresque historique épique, interactive et coopérative, racontant la Commune de Paris, pour cinquante personnages, deux comédiens narrateurs, un percussionniste et tous les spectateurs volontaires ». Ses deux comédiens – Emmanuel Gradt, par ailleurs [...]</p><p>Cet article <a href="https://theatrespolitiques.fr/2013/03/la-commune-de-paris-par-la-compagnie-meme-si/">La Commune de Paris par la compagnie Même si (2007)</a> est apparu en premier sur <a href="https://theatrespolitiques.fr">Théâtre(s) Politique(s)</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://theatrespolitiques.fr/wp-content/uploads/2012/09/Affiche-Meme-si-VF.jpg"><img src="http://theatrespolitiques.fr/wp-content/uploads/2012/09/Affiche-Meme-si-VF-212x300.jpg" alt="" title="Affiche du spectacle" width="212" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-1129" /></a></p>
<p>La compagnie Même si a monté, en 2007, son premier spectacle, <i>Morte ou vive ?&#8230; Vive la Commune !</i>, sous-titré « grande fresque historique épique, interactive et coopérative, racontant la Commune de Paris, pour cinquante personnages, deux comédiens narrateurs, un percussionniste et tous les spectateurs volontaires ».<br />
Ses deux comédiens – Emmanuel Gradt, par ailleurs initiateur de l’aventure, et Jean-René Jalenques – ont accepté, cet été 2012 (à l’INHA, Paris), de revenir sur la genèse du spectacle (du projet initial à la création scénique), sa singularité (la participation du public) et sa diffusion (çà et là, en métropole).<br />
Leurs explications éclairent la démarche historique, la dimension éducative et la visée politique du spectacle. Elles contribuent, ce faisant, à la saisie des enjeux ainsi que des difficultés, pour aujourd’hui, de la représentation théâtrale de la Commune de Paris.<br />
Le documentaire, d’une durée de presque deux heures, est organisé en quatre grandes parties :<br />
I – Un Spectacle historique à vocation éducative (à 5 sec.)<br />
II – Un Spectacle participatif à visée politique (à 57 min. 54 sec.)<br />
III – Diffusion et réception du spectacle (à 1 h. 46 min. 22 sec.)<br />
IV – Même si… après la Commune (à 1h. 52 min. 01 sec.)</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/51347701" frameborder="0" width="590" height="332"></iframe></p>
<p><strong>Bibliographie</strong><br />
<a href="http://www.lacommune-spectacle.fr/" target="_blank">Site Internet du spectacle</a><br />
Entretien d&rsquo;Emmanuel Gradt et Jean-René Jalenques avec Christiane Passevant, mai 2010, <i>Divergences</i>, revue libertaire <a href="http://divergences.be/spip.php?article1926" target="_blank">en ligne</a></p>
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		<title>Avenir radieux &#8211; Une Fission française, de/par Nicolas Lambert</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 00:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cyrielle Garson</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Compagnie Un Pas de côté, coproduction : Théâtre de Rungis, Théâtre de Fresnes, Le Prisme, Communauté d’agglomération de St Quentin-en-Yvelines, 2011 « L’énergie atomique appartient à l’échelle des pays comme le nôtre. Voilà la position du fort. À qui ne veut pas le comprendre, il est trop long de l’expliquer ; mieux vaut lui conter [...]</p><p>Cet article <a href="https://theatrespolitiques.fr/2013/03/avenir-radieux-une-fission-francaise-un-spectacle-depar-nicolas-lambert/"><i>Avenir radieux &#8211; Une Fission française</i>, de/par Nicolas Lambert</a> est apparu en premier sur <a href="https://theatrespolitiques.fr">Théâtre(s) Politique(s)</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.unpasdecote.org/les-spectacles/avenir-radieux-une-fission/" title="Site de la compagnie" target="_blank">Compagnie Un Pas de côté</a>, coproduction : Théâtre de Rungis, Théâtre de Fresnes, Le Prisme, Communauté d’agglomération de St Quentin-en-Yvelines, 2011</strong></p>
<p><a href="http://theatrespolitiques.fr/2012/09/21/avenir-radieux-une-fission-francaise-un-spectacle-depar-nicolas-lambert/01-cg-avenir-radieux-01-3/" rel="attachment wp-att-622"><img src="http://theatrespolitiques.fr/wp-content/uploads/2012/09/01-CG-Avenir-radieux-012-199x300.jpg" alt="" title="Affiche du spectacle" width="199" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-622" /></a></p>
<blockquote><p>« L’énergie atomique appartient à l’échelle des pays comme le nôtre. Voilà la position du fort. À qui ne veut pas le comprendre, il est trop long de l’expliquer ; mieux vaut lui conter quelques histoires »<span class="footnote">Toutes les citations du spectacle sont issues des notes prises durant la représentation du 28/07/2012 au Théâtre du Chêne Noir, Avignon.</span> (Louis Armand)<span class="footnote">Monsieur Armand était président de la commission de l’équipement industriel au CEA lorsqu’il s’est exprimé ainsi au cours de l’Assemblée nationale de Paris en 1956. Le texte est repris <i>verbatim</i> dans la scène 4 de l’acte 3 de la pièce.</span></p>
</blockquote>
<blockquote><p>« Du point de vue de la santé mentale, la solution la plus satisfaisante […] serait de voir monter une nouvelle génération qui aurait appris à s’accommoder de l’ignorance et de l’incertitude » (OMS)<span class="footnote">Rapport d&rsquo;un groupe d&rsquo;étude : <i>Questions de santé mentale que pose l&rsquo;utilisation de l&rsquo;énergie atomique à des fins pacifiques</i>, Rapport Technique, n°151, OMS, Genève, 1958.</span></p>
</blockquote>
<p>Nicolas Lambert, dans le prolongement de son travail engagé sur l’« a-démocratie »<span class="footnote">N. Lambert, <i>« Avenir Radieux, une fission française »</i>, sur <i><a href="http://www.unpasdecote.org/UnPasdeCote/AvRad_2.html" title="Un Pas de côté" target="_blank">Un Pas de côté</a></i> [Site consulté le 23/08/2012].</span> française, propose ici un spectacle <i>verbatim</i> dynamique et incisif sur la filière nucléaire<span class="footnote">Il s’agit du deuxième volet de la trilogie BLEU &#8211; BLANC &#8211; ROUGE dans laquelle Nicolas Lambert explore les trois sources principales de financement de la République française. <i>Elf, la pompe Afrique</i> s’était déjà attaquée au pétrole à travers le procès Elf. L’auteur prépare en ce moment le dernier opus sur l’armement.</span>. Raconter l’histoire politique du nucléaire français de 1945<span class="footnote">Cela correspond à la date de création du Commissariat à l’énergie atomique, le CEA, par Charles de Gaulle.</span> à nos jours, sur un mode ironique et critique, à partir de documents existants et en seulement deux heures, a l’apparence d’un défi insurmontable. Pourtant, non sans stimulations pour le spectateur, N. Lambert n’incarne pas moins de vingt-trois personnages allant du Président de la République aux salariés d’Areva et parvient, de manière efficace et synthétique, à décortiquer et proposer un examen des évènements principaux<span class="footnote">De la naissance de la bombe atomique au scandale du prêt Eurodif.</span> qui ont jalonné l’affirmation du nucléaire comme garant de l’indépendance française. Pour effectuer ce réexamen, l’auteur mobilise trois types de document qui constituent la trame de la démonstration : le débat public sur l’EPR de Penly de 2010, les discours politiques de la IV<sup>e</sup> et V<sup>e</sup> République et un entretien en allemand avec l’administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique (le CEA), Pierre Guillaumat.<br />
Au centre de ce travail d’investigation se tient la figure ambivalente de Pierre Guillaumat qui sert de fil conducteur à la narration, et qui, par ses différents rôles<span class="footnote">Il fut un ancien des services secrets du général De Gaulle en Algérie sous l’occupation, ministre de la Guerre pendant la Guerre d’Algérie, président du Commissariat à l&rsquo;énergie atomique et premier président d’Edf.</span>, se rattache très étroitement à tout le dispositif institutionnel français, fondement de la V<sup>e</sup> République. Plus on monte haut dans la hiérarchie sociale, plus on voit s’abaisser le niveau de plausibilité et cohérence des explications. Ainsi, le directeur du projet Penly 3 au sein d’EDF ne répond pas à la question posée par l’adjointe au maire d’Amiens et décharge la responsabilité sur une entité absente : « Je ne sais pas s’il y a un représentant de l’État dans la salle, mais je pense qu’à minima, l’ASN peut peut-être nous en dire plus sur ce sujet ». La réponse du responsable de l’Autorité de sûreté nucléaire ne sera guère plus convaincante : </p>
<blockquote><p>Pour compléter la réponse d’EDF qu’est déjà assez complète […] en cas d’accident sur une centrale nucléaire qui évidemment… en ce cas… reste quand même extrêmement improbable […]. Pour la Picardie, je sais pas exactement où cela en est mais cela prévoit un certain nombre de dispositions qui doivent être prises soit(e) par le maire, soit(e) par les préfets, en fonction de la gravité de l’accident […]. On peut pas dire que…’fin…Y a un certain nombre de dispositions…Je maintiens que pour les… les… […]. Pour les autres matières radioactives l’information sur le tracé est… doit être donnée par l’expéditeur. Donc si vous êtes intéressée, je vous invite à en faire la demande par écrit.</p>
</blockquote>
<p>Non seulement ils sont capables d’admettre leur ignorance sur un point d’une importance aussi décisive, mais ils le font de manière très persuasive : </p>
<blockquote><p>M. GUILLAUMAT : Ah oui, ça je crois que même  les  gens  d&rsquo;EDF vous diront que depuis Tchernobyl il faut penser autrement.<br />
Question : Comment ?<br />
M. GUILLAUMAT : Il peut y avoir des accidents de bombes, tout autant que des  accidents  de centrales nucléaires.</p>
</blockquote>
<p>
Cette hésitation devant la présence de l’inconnu apparaît fortement dans les discours politiques où le champ lexical de la croyance occupe une place de choix : </p>
<blockquote><p>J&rsquo;ai voulu venir à Gravelines pour manifester la confiance de la France et des Français dans la filière nucléaire française et dans le savoir-faire des agents d&rsquo;EDF et des sous-traitants qui travaillent depuis plusieurs décennies pour assurer l&rsquo;indépendance énergétique de la France […]. Soit on croit dans le nucléaire et dans la sûreté et on continue à investir, pour que les jeunes se forment, soit on n&rsquo;y croit pas et on ferme les centrales.<span class="footnote">Discours de Nicolas Sarkozy à Gravelines datant du 3 mai 2011.</span></p>
</blockquote>
<p> Ce réinvestissement du politique au théâtre est d’autant plus à propos que les discours politiques et médiatiques sur l’énergie nucléaire tendent à brouiller et saturer l’analyse d’un phénomène historiquement constitutif de notre société. <i>Avenir radieux</i>, outre le mérite de porter jusqu’au bout une thèse avec documents et arguments à l’appui, met en perspective des processus idéologiques qui, bien souvent, se trouvent analysés de manière disjointe et nous font accepter le <i>leitmotiv</i> de la réduction des coûts et de l’absence d’alternatives : « C’est vrai que c’est des informations qu’on a du mal à regrouper quand on s’informe par des médias dont les budgets dépendent des budgets publicitaires d’EDF ou d’Areva ».<br />
Ainsi, N. Lambert détruit un à un les mythes du discours officiel engendrés par le flux continu des représentations médiatiques. C’est l’œuvre de la logique narrative de la pièce, mais aussi du montage théâtral des usages discursifs dominants qui met en exergue les contradictions et incohérences. À titre d’exemple, le mythe de l’indépendance nucléaire française est réduit à néant par une critique historique pointilleuse :</p>
<blockquote><p>L’indépendance énergétique c’est donc selon Mr Sarkozy grâce à des dirigeants politiques visionnaires je pense notamment au <i>Général De Gaulle</i><span class="footnote">Les mots mis en italique correspondent à une emphase de l’auteur.</span> que la France a pris dans <i>les années 60</i> une avance considérable dans la filière nucléaire. Même si l’ensemble des décisions date de la <i>IV<sup>e</sup> république</i> […] même si le financement de cette IV<sup>e</sup> république, on l’appelle maintenant le plan Marshall, ce qui pour l’indépendance, c’est un peu… même si cette indépendance dépend de réacteurs nucléaires américains construits en France […] même si cette indépendance dépend de combustibles que nous devons aller chercher en dehors de nos frontières […] au Niger par exemple où Areva exploite les sous-sols et les populations et où, comme du temps de Mr Guillaumat, les prises d’otages succèdent aux négociations qui succèdent aux prises d’otages.</p>
</blockquote>
<p>Le concept du nucléaire comme un symbole du statut international de la France est aussi convoqué avec finesse et habileté : « l’énergie atomique appartient à l’échelle des pays comme le nôtre […] S’il ne nous est pas possible d’occuper une place dans l’équipe de tête, les jeunes nous le reprocherons. »<br />
Parallèlement, <i>Avenir radieux</i> exprime de fortes aspirations artistiques. La musique joue ainsi un rôle essentiel dans le déroulement de la pièce, elle n’est pas simple décoration et vient s’imbriquer dans le texte <i>verbatim</i>. Le dispositif scénique se construit autour d’un écran qui projette des visages plus ou moins familiers, couche supplémentaire de sens qui s’oppose à l’interprétation univoque. L’exploitation du potentiel dramatique et spectaculaire des hommes politiques français<span class="footnote">Chirac, Mitterrand, Sarkozy, Messmer, Mauroy, VGE, etc.</span>, dont la différenciation va parfois jusqu’à la caricature, agit sur la lecture de la pièce et crée une image plus fantastique qui suggère une dynamique de convergence entre mouvement de l’acteur, texte et lumière. La lumière qui s’éteint brusquement au moment de l’ultime parole apparaît comme un geste théâtral qui restaure la relation initiale entre scène et salle. En choisissant le moment de réflexion sur l’origine de cette électricité pour plonger la salle dans le noir, l’auteur ajoute une dimension ironique à sa propre entreprise.<br />
De plus et surtout, l’espace fictif allant de la scène à la salle prolonge l’espace civique, un espace dans lequel N. Lambert poursuit une critique vive et prismatique des dérives de la filière nucléaire et du système démocratique français. Significativement, le débat public sur l’EPR de Penly ne recueille pas l’attention escomptée : « Mais quand je vois comment l’information a du mal à passer, qu’il n’y avait même pas un mot dans le journal aujourd’hui à Amiens pour indiquer qu’il existait ce débat de ce soir qui est censé être le grand débat national sur la construction de Penly, je me pose juste un petit peu des questions… »<span class="footnote">Propos d’Émilie Thérouin, adjointe au maire d’Amiens.</span>. Ce débat prend d’ailleurs les allures d’une farce tragique lorsqu’il nous est révélé que la décision avait été déjà prise par Mr Sarkozy treize mois auparavant. Tout au long du spectacle, N. Lambert ne se contente pas de nous dévoiler les ressorts et les mécanismes du succès politique du nucléaire en France, il nous invite à vérifier les sources par nous-mêmes et à poser un regard critique et constructif sur les problématiques posées :<br />
Il y a un chiffre rigolo que l’on peut trouver sur l’AIE, Agence internationale pour l’énergie, c’est le site de référence du ministère de l’Industrie […] on se rend compte que sur la totalité de l’énergie produite par les humains sur cette planète, la consommation d’énergie nucléaire par les humains sur cette planète, c’est 2,31 % de l’énergie produite par les humains.<br />
Et c’est bien en ce sens qu’il inscrit <i>Avenir radieux</i> dans l’espace civique : « Un outil, absolument, […] J&rsquo;attends du théâtre, comme de la radio, qu&rsquo;ils me soient utiles. Si le théâtre ne sert pas à faire de l&rsquo;Éducation populaire, alors je ferai autre chose»<span class="footnote">Propos recueilli par C. Delavaux, « Secrets et mensonges de l&rsquo;a-République », <i>Cassandre</i>, n°86, été 2011, p. 40.</span>.</p>
<p>Cyrielle Garson</p>
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		<title>Notre Commune &#8211; La mémoire en place publique</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 00:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les Lorialets</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>&#160; Le voyageur, le curieux, qui se promène dans les rues de Paris, croise souvent au hasard de ses déambulations des plaques de marbre enchâssées dans les façades, ou sortant de terre, ces fameuses « pelles à Starck »La « pelle à Starck » est une spatule à hauteur d&#8217;homme en fonte noire, un pied [...]</p><p>Cet article <a href="https://theatrespolitiques.fr/2013/03/notre-commune-la-memoire-en-place-publique/"><i>Notre Commune</i> &#8211; La mémoire en place publique</a> est apparu en premier sur <a href="https://theatrespolitiques.fr">Théâtre(s) Politique(s)</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_997" class="wp-caption aligncenter" style="width: 222px"><a href="http://theatrespolitiques.fr/wp-content/uploads/2012/10/Lorialets.jpg"><img class="size-medium wp-image-997" title="Affiche du spectacle" src="http://theatrespolitiques.fr/wp-content/uploads/2012/10/Lorialets-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"><em>Notre Commune &#8211; Histoire méconnue racontée sur un char</em>, 2012</p></div>
<p>Le voyageur, le curieux, qui se promène dans les rues de Paris, croise souvent au hasard de ses déambulations des plaques de marbre enchâssées dans les façades, ou sortant de terre, ces fameuses « pelles à Starck »<span class="footnote">La « pelle à Starck » est une spatule à hauteur d&rsquo;homme en fonte noire, un pied solidement ancré dans le bitume, qui présente des notices historiques, parfois assorties d&rsquo;un dessin. Les 767 « pelles Starck » (dessinées par le célèbre designer Philippe Starck) sont plantées depuis 1992 devant les monuments historiques, les passages pittoresques de Paris, les théâtres…</span>, autant de panneaux du souvenir qui, bien que succincts, vous disent qu&rsquo;hier ces lieux abritaient d&rsquo;autres êtres, d&rsquo;autres lieux, d&rsquo;autres histoires.<br /> Pourtant, à y regarder de plus près, toutes les périodes ne se valent pas pour ces graveurs de mémoire. Et s&rsquo;il en est une dont l&rsquo;absence jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui est restée criante, c&rsquo;est bien celle de l&rsquo;<em>Annus Horibilis</em>, 1871, l&rsquo;année terrible de la Commune de Paris.</p>
<p>Durant cette ultime révolution du XIX<sup>e</sup> siècle, qui s&rsquo;est jouée durant 72 jours sur tout le territoire parisien, pas une rue qui n&rsquo;ait été marquée par les obus de Versailles ou les barricades des fédérés, pas une mairie, hormis l&rsquo;Hôtel de ville détruit durant la Semaine sanglante, qui n&rsquo;ait abrité les rêves, les colères ou le sang des combattants&#8230; Le savent-ils ces amoureux qui se bécotent sur les bancs du Jardin du Luxembourg, ces passants du Père Lachaise, ces visiteurs de l&rsquo;Opéra, qu&rsquo;en ces lieux, des Français fusillèrent d&rsquo;autres Français, des frères mitraillèrent leurs sœurs, des républicains de l&rsquo;ordre exécutèrent des républicains sociaux ? Comment d&rsquo;ailleurs sauraient-ils que, sous leurs pieds ignorants, demeurent souvent les charniers de ces inconnus de l&rsquo;Histoire ? Ici point de plaques commémoratives, point de mots pour raconter l&rsquo;horreur de la guerre civile. Notre silence, notre ignorance, notre oubli sont comme une seconde mort pour ces êtres – trente mille s&rsquo;accorde-t-on à dire aujourd&rsquo;hui –, pour ces inconnus qui furent jadis acteurs et spectateurs de la dernière révolution française.<br /> Comment peut-on donner des leçons de mémoire au monde si l&rsquo;on n&rsquo;a pas fait soit même sa propre introspection ? Comment grandir, comment pousser sainement quand de telles roches enfouies sous nos racines atrophient notre développement ?<br /> Si l&rsquo;histoire a toujours été écrite par les vainqueurs, n&rsquo;est-ce pas, comme Picasso le fit pour Guernica, du devoir des artistes de graver ailleurs la mémoire des événements jusqu&rsquo;à ce que les opinions et les pouvoirs publics les prennent enfin en considération ?</p>
<p>Voilà, en quelques mots, les raisons qui nous poussent à vouloir, avec les outils et les techniques du spectacle, raconter l&rsquo;Histoire en général et celle de la Commune de 1871 en particulier.</p>
<p>
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